DxO PhotoLab 10 : toutes les nouveautés et prise en main

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DxO PhotoLab évolue depuis plusieurs versions vers un logiciel de développement RAW de plus en plus complet. La qualité de ses corrections optiques, son traitement du bruit avec DeepPRIME ou encore la technologie U Point constituent depuis longtemps une partie de son identité.

Avec DxO PhotoLab 10, l’évolution prend cependant une direction particulièrement intéressante : il ne s’agit plus seulement de mieux développer un fichier RAW, mais de mieux choisir où et comment intervenir dans l’image.

J’utilise PhotoLab 10 en version bêta depuis maintenant plusieurs mois et ce temps passé avec le logiciel m’a permis d’apprécier la manière dont ces nouveautés s’intègrent réellement dans un flux de travail photographique.

Masques IA plus évolués, nouveau masque de profondeur, Control Brush utilisant la sélectivité U Point, pinceau négatif, points de contrôle elliptiques, nouvelle palette Color Grading, suppression automatique des poussières…

Pris séparément, certains de ces outils pourraient sembler n’être que des nouveautés supplémentaires. Mais lorsqu’on commence à les combiner, une évolution plus profonde apparaît : PhotoLab 10 permet de travailler beaucoup plus précisément la structure d’une image sans nécessairement passer par des sélections complexes ou des détourages minutieux. Et pour nous photographe, c’est probablement beaucoup plus important qu’une longue liste de nouvelles fonctions.

1. DxO PhotoLab 10 : les principales nouveautés

Parmi les évolutions actuellement présentes dans PhotoLab 10, on trouve notamment :

  • les AI Masks améliorés, avec détection du sujet, de l’arrière-plan, des personnes, animaux, fleurs ou véhicules et sélection plus fine de certaines parties du corps;
  • le nouveau Depth Mask, capable de sélectionner une zone selon sa profondeur dans l’image ;
  • le Control Brush, qui combine la liberté d’un pinceau avec la sélectivité U Point ;
  • le Negative Control Brush, permettant de soustraire précisément certaines parties d’un masque ;
  • les Control Points elliptiques et orientables ;
  • une nouvelle palette Color Grading ;
  • la détection et suppression automatique des poussières par IA ;
  • un nouveau réglage des « Blancs » dans les tonalités sélectives, également manipulable depuis l’histogramme ;
  • plusieurs améliorations concernant la bibliothèque, les masques, le recadrage et le flux d’exportation.

Mais toutes ces nouveautés n’ont évidemment pas la même importance dans le travail quotidien. Commençons par celles qui changent réellement la manière de développer une photographie.

2. Les AI Masks deviennent beaucoup plus précis

PhotoLab peut détecter différentes catégories présentes dans une photographie : ciel, sujet, arrière-plan, personnes, animaux, fleurs ou véhicules. La détection ne se lance d’ailleurs plus systématiquement à l’ouverture de l’outil : elle est déclenchée à la demande, ce qui évite des calculs inutiles et rend l’utilisation plus réactive.

La détection du sujet et de l’arrière-plan bénéficie également d’un nouvel algorithme annoncé comme plus rapide et plus précis. Mais DxO va surtout beaucoup plus loin dans le cas des personnes présentes dans l’image.

PhotoLab 10 peut identifier différentes personnes présentes dans l’image puis permettre de sélectionner individuellement certains éléments : visage, cheveux, yeux, sourcils, vêtements, mais également des zones beaucoup plus précises comme l’iris, la pupille, la sclère de l’œil, les lèvres, les dents, la peau du visage ou encore la pilosité faciale. 😮‍💨 Pour le portrait, les possibilités deviennent évidemment considérables.

On peut éclaircir légèrement un visage sans toucher aux vêtements, travailler les yeux indépendamment de la peau ou encore modifier très subtilement la luminosité d’une zone particulière.

L’IA ne remplace pas complètement la sélectivité

C’est toutefois ici que PhotoLab 10 devient intéressant. DxO ajoute aux AI Masks des contrôles Chroma et Luma, accompagnés d’une pipette permettant d’utiliser une couleur de référence afin d’affiner dynamiquement le masque.

Autrement dit, l’intelligence artificielle peut fournir une première compréhension de la scène, mais le photographe conserve ensuite la possibilité d’affiner cette sélection en fonction de la couleur et de la luminosité. C’est une approche que je trouve particulièrement cohérente avec la philosophie historique des U Points. L’IA aide les photographes à réaliser leur œuvre, mais n’est pas là pour les remplacer ! 👍

L’IA indique ce qu’est une zone. La sélectivité permet ensuite de préciser quelle partie de cette zone nous intéresse réellement. Cette nuance peut paraître subtile, mais elle devient importante dès que l’on commence à travailler des images complexes.

3. Depth Mask : sélectionner selon la profondeur de l’image

Le Depth Mask, ou masque de profondeur, est probablement l’une des nouveautés les plus intéressantes de PhotoLab 10. Son principe est différent des masques traditionnels.

Au lieu de sélectionner une zone parce qu’elle possède une certaine couleur, une certaine luminosité ou parce qu’elle appartient à un objet identifié par l’IA, PhotoLab analyse ici sa position dans la profondeur de la scène.

  • Une fois l’outil sélectionné, un clic dans l’image crée un masque avec une zone principale et des transitions progressives.
  • Trois paramètres principaux permettent ensuite de contrôler le résultat :
  • Focus Range détermine la plage de profondeur ciblée ;
  • Falloffs règle la progressivité de la transition ;
  • Opacité contrôle l’intensité du masque.

Le déplacement du gizmo entraîne également un recalcul du masque afin de cibler une autre profondeur de la scène. Le masque obtenu se comporte ensuite comme une correction locale classique : il peut être inversé, copié, dupliqué, réinitialisé ou supprimé.

À quoi sert réellement un masque de profondeur ?

C’est là que l’outil devient beaucoup plus intéressant que sa simple description technique.

Prenons un paysage composé :

Premier plan → vallée → montagne → ciel. Avec un masque classique, nous raisonnons généralement en objets ou en zones géométriques.

Avec le Depth Mask, nous pouvons commencer à raisonner en plans photographiques. On peut par exemple renforcer légèrement le contraste ou la texture du premier plan, conserver davantage de douceur dans le plan intermédiaire puis diminuer progressivement le contraste sur les montagnes lointaines.

Et nous retrouvons alors quelque chose de fondamental en photographie : la perspective atmosphérique. Plus un élément est éloigné, plus l’atmosphère tend naturellement à réduire son contraste, sa saturation et la perception de ses détails. Le masque de profondeur peut donc devenir un outil extrêmement intéressant pour construire ou préserver cette sensation d’espace.

⚠️ Inversement, il faudra éviter de tomber dans le piège consistant à traiter chaque plan indépendamment jusqu’à supprimer toute continuité entre eux. Le meilleur masque est souvent celui dont on ne soupçonne pas l’existence.

Pas seulement pour le paysage

Les applications peuvent être nombreuses. Dans une rue, on pourra intervenir progressivement du premier plan vers les bâtiments éloignés. Dans une forêt, distinguer différents plans de végétation. Dans une photographie architecturale, renforcer la présence d’une structure proche sans nécessairement effectuer un détourage complexe.

Et dans certaines images réalisées à grande ouverture, le masque de profondeur pourra permettre d’accompagner naturellement la séparation entre sujet et environnement. À mon sens, le véritable intérêt du Depth Mask n’est donc pas simplement de sélectionner plus facilement.

Il permet de commencer à travailler une photographie selon sa profondeur visuelle. Et c’est beaucoup plus intéressant. 👍

4. Control Brush : le pinceau rencontre les U Points

Autre nouveauté importante : le Control Brush, également appelé U Brush. Le principe est excellent.

Un pinceau traditionnel répond principalement à une logique géométrique : nous peignons une zone et cette zone devient le masque. Le Control Brush ajoute à cela la sélectivité U Point.

On indique donc grossièrement où l’on souhaite travailler, tandis que PhotoLab utilise les caractéristiques de couleur et de luminosité des pixels de référence pour déterminer plus précisément sur quoi doit porter la correction.

Une pipette permet de définir les pixels de référence et les paramètres de sélectivité permettent ensuite d’affiner le comportement du masque. Avant de peindre, on conserve naturellement les réglages habituels d’un pinceau : contour progressif, opacité et flux.

Pourquoi est-ce particulièrement utile ?

Parce que certaines zones d’une photographie sont extrêmement pénibles à sélectionner géométriquement.

Prenez un arbre, un masque rectangulaire n’a évidemment aucun sens. Un point de contrôle peut être très efficace, mais sa géométrie ne correspond pas nécessairement à toute la ramure. 😱 Et détourer chaque branche serait absurde pour une simple correction photographique.

Avec le Control Brush, on peut rapidement peindre la zone générale puis laisser la sélectivité couleur/luminance participer à la construction du masque.

Même logique pour :

Des rochers irréguliers, des feuillages, une façade détaillée, certaines zones d’eau, des vêtements, des matières ou une lumière qui traverse une scène de manière complexe. Il ne faut donc pas nécessairement chercher à peindre parfaitement avec cet outil. C’est justement l’un de ses intérêts, le geste indique la zone, la sélectivité affine son contenu.

5. Le Negative Control Brush : soustraire intelligemment du masque

Créer une sélection est une chose. En retirer proprement une partie est souvent beaucoup plus délicat. PhotoLab 10 introduit pour cela un Negative Control Brush.

Il permet de peindre les zones que l’on souhaite soustraire tout en conservant une sélectivité basée sur la couleur et la luminance. Il peut être utilisé avec les Control Brushes mais également pour affiner des masques provenant d’autres outils de corrections locales. Un raccourci avec la touche Alt permet temporairement de passer au pinceau négatif, ce qui devrait rendre les opérations d’ajout/retrait beaucoup plus naturelles.

C’est typiquement le genre d’amélioration qui paraît mineure dans une fiche technique et qui devient rapidement importante dans la pratique. 🤓 Car sur un masque complexe, ajouter est rarement le problème : nettoyer ce qui déborde l’est beaucoup plus souvent.

6. Les U Points deviennent elliptiques

Les célèbres points de contrôle de DxO évoluent eux aussi. 🥳 Jusqu’ici essentiellement circulaires, ils peuvent maintenant prendre une forme elliptique, être redimensionnés et orientés. PhotoLab 10 améliore également leurs zones de manipulation et permet notamment de retrouver rapidement une forme circulaire avec la touche Shift.

Cela pourrait sembler anecdotique, (ça ne l’est pas vraiment à mon sens), car le monde que nous photographions est rarement composé de cercles. Un visage est plutôt ovale, une route possède une direction, une façade est allongée, une montagne possède une pente, une bande lumineuse peut traverser une photographie en diagonale. La forme elliptique s’aligne simplement à la sélectivité Luma ou Chroma dans une logique de post-production.

Pouvoir étirer et orienter un point de contrôle permet donc de faire correspondre beaucoup plus naturellement la géométrie du masque à celle du sujet.

Et combinée à la sélectivité des U Points, cette modification assez simple peut éviter d’empiler plusieurs points de contrôle là où un seul point elliptique correctement orienté suffit. C’est exactement le genre d’amélioration ergonomique que l’on apprécie davantage après quelques heures de travail qu’en lisant une liste de nouveautés. 😎

7. Une vraie palette Color Grading dans PhotoLab 10

On pouvait si attendre suite à la Nik Collection 9, PhotoLab 10 introduit également une nouvelle palette Color Grading, distincte de l’outil de virage existant. Elle permet de travailler quatre composantes :

  • Global,
  • Ombres,
  • Tons moyens,
  • Tons clairs,

Pour chacune des plages concernées, le photographe peut agir sur la teinte et la saturation, mais également sur la luminance. Le réglage Global agit quant à lui sur l’ensemble de l’image et se combine avec les corrections réalisées dans les trois plages tonales.

DxO a également ajouté un système de presets personnalisés, leur prévisualisation au survol et plusieurs rendus intégrés tels que Blue Hour, Cinematic Cool, Forest Canopy, Golden Hour, Soft Portrait Warmth, Teal & Amber ou Vintage Matte. Sans oublier le curseur équilibre permettant de définir le point de bascule entre ombres et tons clairs.

DxO PL10 — Color Grading
DxO PL10 — Color Grading

Le Color Grading n’est pas seulement fait pour « colorer » une photographie

C’est probablement le point le plus important à comprendre. On associe facilement le Color Grading à des rendus cinématographiques très visibles : ombres bleues, lumières orangées, effets teal & orange, etc, mais il peut être beaucoup plus subtil et invisible.

Une très légère dérive froide dans les ombres accompagnée d’une chaleur presque imperceptible dans les hautes lumières peut suffire à créer une séparation colorimétrique entre différentes parties de l’image. Le spectateur ne doit pas nécessairement voir le traitement, il doit en ressentir l’effet.

C’est particulièrement intéressant pour travailler une atmosphère : accentuer la sensation d’un matin froid, conserver une chaleur dans les lumières du soir, accompagner une opposition entre intérieur et extérieur ou simplement donner davantage de cohérence à une palette de couleurs.

Autrement dit : le Color Grading n’est pas uniquement un outil d’effet, utilisé avec retenue, il devient un outil de narration colorimétrique. Et c’est probablement ainsi qu’il devient le plus intéressant photographiquement.

NB : j’aurais bien aimé avoir cette outil dans les réglages locaux. 🤔

8. Un nouveau curseur « Blancs » dans les tonalités sélectives

PhotoLab 10 ajoute un curseur Blancs à la palette tonalités sélectives. Il vient compléter les réglages existants afin de permettre un contrôle plus précis de la partie la plus claire de la gamme tonale. Mais DxO ajoute une autre interaction particulièrement intéressante : ce réglage peut aussi être modifié directement depuis l’histogramme. Ce dernier est devenu interactif.

C’est une petite évolution, mais elle participe à rendre l’histogramme moins passif. Il ne sert plus seulement à constater la distribution des valeurs : il commence aussi à devenir une interface permettant d’intervenir directement dessus.

Pour le travail des images lumineuses, des ciels, de la neige, des reflets ou tout simplement pour positionner plus finement les valeurs les plus élevées sans agir de la même façon sur l’ensemble des hautes lumières, le nouveau réglage des Blancs devrait être particulièrement utile. 👍

9. Suppression automatique des poussières par IA

Voilà une fonction nettement moins spectaculaire à montrer dans une démonstration… mais potentiellement très appréciable au quotidien. On pouvait s’en douter DxO PureRaw en était déjà équipé. PhotoLab 10 peut désormais détecter automatiquement les poussières présentes dans une photographie puis appliquer une correction de type Repair.

Les poussières deviennent particulièrement visibles dans les zones uniformes, (ciel bleu, nuages, murs), et lors de prises de vue réalisées avec un diaphragme relativement fermé. Les supprimer une par une n’est pas compliqué, c’est simplement fastidieux. 😱 Et lorsqu’une même poussière apparaît sur une série entière de photographies, cela devient franchement pénible.

PhotoLab 10 permet d’ailleurs de copier/coller indépendamment les corrections Dust et Remove sur plusieurs images, les masques collés restant éditables sur les images de destination.

Ce n’est certainement pas la nouveauté la plus impressionnante de PhotoLab 10. Mais après une journée de paysage réalisée à f/8, f/11 ou f/16 avec quelques poussières sur le capteur, elle pourrait bien devenir l’une de celles qui font gagner le plus de temps. 🥳

DxO PL10 — nettoyage des poussières par IA
DxO PL10 — Suppression automatique des poussières

10. Une gestion plus cohérente des corrections locales

Plusieurs modifications plus discrètes améliorent également le fonctionnement général des masques. Le pinceau automatique devient notamment un mode du Brush standard, plutôt qu’un outil séparé, afin de simplifier la palette des corrections locales.

Les pinceaux positifs et négatifs peuvent également être organisés dans des groupes dédiés, ce qui rend la lecture et la modification ultérieure des masques plus compréhensibles. Individuellement, ces changements ne justifieraient évidemment pas une nouvelle version.

Mais ils révèlent quelque chose de plus intéressant : DxO semble chercher à construire un véritable système cohérent de masquage, plutôt qu’une accumulation d’outils indépendants. Et c’est probablement l’évolution majeure de PhotoLab 10.

Outil Pinceau — DxO PhotoLab 10
Les pinceaux de DxO PhotoLab 10
Réglages locaux — DxO PhotoLab 10
Réglages locaux — DxO PhotoLab 10

11. Une bibliothèque et un workflow légèrement améliorés

DxO apporte également quelques modifications à la PhotoLibrary.

Il devient possible d’ignorer un dossier directement depuis le menu contextuel, puis de le réintégrer ultérieurement si nécessaire. PhotoLab affiche également une confirmation avant certaines opérations susceptibles de remapper les dossiers, tandis que le renommage depuis PhotoLab ne doit plus générer artificiellement un dossier manquant.

La barre d’exportation peut elle aussi être personnalisée : les boutons peuvent être affichés ou masqués individuellement et jusqu’à huit icônes d’exportation peuvent apparaître dans la barre du Filmstrip. Ce sont essentiellement des améliorations de confort. Mais sur un logiciel utilisé quotidiennement, quelques clics supprimés ici et là finissent par compter.

Une passerelle vers Affinity Photo

Parmi les nouveautés plus discrètes, DxO inaugure également une intégration directe avec Affinity. Une image peut désormais être envoyée en un clic vers le logiciel de Serif afin de poursuivre son travail au niveau du pixel.

Cette évolution est intéressante. Elle confirme que DxO ne cherche pas à transformer PhotoLab en éditeur bitmap complet, mais préfère renforcer son rôle de développeur RAW tout en facilitant la transition vers un logiciel spécialisé lorsque cela devient nécessaire.

Pour les photographes utilisant déjà Affinity Photo, cette intégration simplifie sensiblement le workflow.

12. PhotoLab 10 change surtout la manière de travailler localement une image

Après plusieurs mois passés avec les versions de développement de PhotoLab 10, c’est finalement ce point que je retiens. Il serait assez facile de présenter cette version comme une succession de nouveautés :

  • AI Mask.
  • Depth Mask.
  • Control Brush.
  • Negative Control Brush.
  • Control Points elliptiques.
  • Color Grading.
  • Dust Removal.

Mais je pense que l’on passerait à côté de l’essentiel, toutes ces fonctions commencent à communiquer entre elles. Nous disposons désormais de plusieurs façons complémentaires de décrire une zone d’une photographie :

  • par son contenu avec les AI Masks ;
  • par sa profondeur avec le Depth Mask ;
  • par sa couleur et sa luminosité avec la technologie U Point ;
  • par sa géométrie avec les points de contrôle ;
  • par un geste libre avec le Brush ou le Control Brush.

Et c’est cette combinaison qui me paraît réellement importante, le problème d’une correction locale n’est finalement jamais de modifier l’exposition, le contraste ou la couleur, tous les logiciels savent le faire. Le véritable problème consiste à répondre précisément à une question beaucoup plus simple : où voulons-nous que cette correction agisse ? PhotoLab 10 apporte plusieurs nouvelles réponses à cette question.

13. De la correction technique à l’interprétation photographique

Pour moi, c’est là que ces outils deviennent intéressants au-delà de la technique, imaginons une photographie de montagne prise au petit matin :

  • le premier plan manque légèrement de présence.
  • la vallée doit rester douce.
  • les montagnes lointaines commencent à disparaître dans la brume.
  • le ciel possède une lumière chaude très légère.

Il serait possible de traiter cette photographie avec une succession de sélections extrêmement précises, mais on pourrait aussi raisonner autrement.

  • un Depth Mask pour accompagner progressivement les différents plans.
  • un Control Brush pour renforcer localement certaines matières du premier plan.
  • un point de contrôle elliptique pour accompagner une zone lumineuse suivant la pente d’une montagne.
  • une très légère correction de Color Grading pour conserver des ombres froides tout en laissant davantage de chaleur dans les lumières.
  • et peut-être un AI Mask pour isoler rapidement un élément particulier.

Aucun de ces outils ne doit devenir visible, ils doivent simplement permettre de diriger progressivement le regard. C’est une distinction fondamentale à mon avis.

PhotoLab 10 semble justement avancer assez nettement dans cette direction, et çà c’est cool 😎

14. DxO PhotoLab 10 : une mise à jour importante ?

À ce stade, PhotoLab 10 me semble surtout constituer une évolution importante pour les photographes qui utilisent beaucoup les corrections locales. Ceux qui se contentent essentiellement d’un développement global verront naturellement moins de différences.

En revanche, dès que l’on travaille finement un paysage, un portrait, une photographie urbaine ou une image complexe, la combinaison des nouveaux systèmes de sélection commence à devenir réellement intéressante. Et il ne faut pas nécessairement opposer les anciennes technologies aux nouvelles, c’est même probablement l’inverse.

L’un des choix les plus pertinents de DxO consiste à faire cohabiter intelligence artificielle et technologie U Point, plutôt que de remplacer systématiquement la seconde par la première. L’IA peut reconnaître, le U Point peut sélectionner selon les caractéristiques visuelles, le pinceau peut localiser, la profondeur peut séparer les plans, la géométrie peut épouser la forme. Au photographe de choisir l’outil correspondant à son intention.

15. Conclusion

Avec PhotoLab 10, DxO ne remet pas en cause ce qui faisait déjà la force du logiciel. Cette version semble plutôt chercher à étendre considérablement les possibilités de sélection et de corrections locales, et c’est très probablement la bonne direction.

Car plus nos logiciels deviennent puissants, moins la difficulté consiste à savoir s’ils sont capables d’éclaircir, assombrir, saturer ou modifier une couleur. La véritable finesse consiste à pouvoir décider où, comment et avec quelle progressivité nous souhaitons le faire.

Après plusieurs mois d’utilisation des versions bêta, c’est finalement ainsi que je perçois PhotoLab 10 : non pas simplement comme une version ajoutant davantage d’intelligence artificielle, mais comme une tentative de faire dialoguer IA, U Points, profondeur, géométrie et geste du photographe.

Et lorsqu’on utilise ces outils avec mesure, ils ne servent pas seulement à corriger davantage, ils permettent surtout de corriger moins, mais beaucoup plus précisément avec moins d’étapes intermédiaires.

16. DxO Photolab 10 en vidéo

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Précision

17. Prix et Disponibilité

DxO PhotoLab 10 est disponible pour Windows et macOS.

Tarifs officiels :

  • Nouvelle licence : 249,99 €
  • Mise à niveau depuis PhotoLab 8 ou 9 : 129,99 €

DxO propose également une version d’essai gratuite de 30 jours permettant de tester l’ensemble des fonctionnalités avant achat. Si vous êtes intéressés, pensez à utiliser le code  » DRAGONSTREET  » pour obtenir 15 % de réduction.

18. FAQ – DxO PhotoLab 10

Quelles sont les principales nouveautés de DxO PhotoLab 10 ?

PhotoLab 10 introduit notamment des AI Masks améliorés, un masque basé sur la profondeur de l’image, le Control Brush utilisant la technologie U Point, un Negative Control Brush, des points de contrôle elliptiques, une nouvelle palette Color Grading, la suppression automatique des poussières et un nouveau réglage Blancs.

À quoi sert le Depth Mask de PhotoLab 10 ?

Le Depth Mask ou masque de profondeur permet de créer une sélection en fonction de la profondeur estimée dans la photographie. Il devient ainsi possible de cibler plus facilement différents plans de l’image et de contrôler la plage de profondeur sélectionnée ainsi que la douceur des transitions.

Quelle différence entre AI Mask et Depth Mask ?

Un AI Mask sélectionne une zone à partir de la reconnaissance de son contenu — sujet, arrière-plan, personne, animal, véhicule, etc. Le Depth Mask repose au contraire sur la position estimée des éléments dans la profondeur de la scène. Les deux approches sont donc complémentaires.

Qu’est-ce que le Control Brush de DxO PhotoLab 10 ?

Le Control Brush est un pinceau de correction locale qui combine peinture libre et sélectivité U Point. Le photographe peint la zone générale à traiter, tandis que la sélection peut être affinée selon les caractéristiques de couleur et de luminosité des pixels de référence.

Peut-on retirer une partie d’un masque créé dans PhotoLab 10 ?

Oui. Le Negative Control Brush permet de soustraire certaines zones tout en conservant une sélectivité couleur/luminance. Il peut également servir à affiner des masques issus d’autres outils de corrections locales.

Les U Points disparaissent-ils avec l’arrivée des masques IA ?

Non. Au contraire, PhotoLab 10 continue à faire évoluer la technologie U Point avec le Control Brush et les points de contrôle elliptiques. L’intelligence artificielle et la sélectivité U Point deviennent deux méthodes complémentaires de construction des masques.

PhotoLab 10 possède-t-il un outil de Color Grading ?

Oui. PhotoLab 10 dispose d’une palette Color Grading dédiée permettant de travailler globalement l’image ainsi que les ombres, tons moyens et hautes lumières. Des presets personnalisables et plusieurs presets intégrés sont également présents dans la version documentée ici.

PhotoLab 10 peut-il supprimer automatiquement les poussières du capteur ?

Oui. La fonction AI Dust Removal détecte automatiquement les petites poussières visibles dans l’image et leur applique une correction dérivée de l’outil Repair. Les corrections Dust peuvent également être copiées collées ou synchronisées sur plusieurs photographies.

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